Les Draugar de l'ancien monde

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 Le récit de sire Teneka Ydrael

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Teneka
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MessageSujet: Le récit de sire Teneka Ydrael   Jeu 10 Sep - 19:08

Prologue: Barons et troubadours.


La forêt était calme, murmurante, vivante. Chaque être qui la peuplait remplissait son rôle. Les saules bruissaient sous le vent; le ruisseau coulait lentement entres les rocs. Les biches s'abreuvaient sous le regard des grands cerfs. La chouette et les grillons entonnaient leur concert. Le renard et le lapin entamaient leur course folle. Tout ceux qui le devaient se contentaient de dormir. Cette nuit ressemblait à toutes les autres, exceptée quelque chose, quelqu'un, n'y avait pas ça place. Le crépitement des braises sonnait faux à qui avait l'ouïe d'un ranger. La vigueur des flammes éloignerait un gobelin et un druide pleurerait le lapin maladroitement charcuté dont il ne restait que les os dans les braises. L'auteur de tout cela se tenait adossé à un vieil arbre; se rendant à peine compte de sa dissonance avec la nature. Point par point, il raccommodais sa longue cape. Ses cheveux tout aussi noir que l'étoffe le rendait extrêmement inquiétant, ajouté au fait qu'il était plongé dans sa besogne, et semblait coupé du monde extérieur. Avec une détermination peu commune pour un travail. Dans leurs mitaines, ses mains travaillaient froidement, comme si elles recousaient une plaie, comme si chaque accroc serait fatal. Quand il eut finis, il suivit du doigt le contour des broderies. Il considéra avec gravité le blason des Ydraels, son blason. Celui pour lequel il avait versé du sang et qu'il avait mérité dans sa folie. Il regarda l'encre du ciel, sans son sourire d'argent ni ses perles brodées. Lentement, ses lèvres frémirent, et il commença à parler.

_Vous vous demandez surement pourquoi je vous raconte cette histoire ? Simplement parce que mon père était conteur, ma grand mère était conteuse, mon arrière grand père l'était aussi, et tout ma famille depuis des générations. Et puis parce que cette histoire c'est celle que je connais le mieux, la mienne.

Avant toute chose, il faut rappeler qui était le 1er baron d'Ydrael. Sahicer Ydrael était le troubadour personnel, et l'ami du seigneur Kaÿmar; grand mélomane et tout aussi grand conquérant. Sa baronnie englobait toute la région de cendreterre et les ports du Dalit' étaient sous sa juridiction. Ses conquêtes faisaient son bonheur, mais sa véritable passion résidait dans la musique. D'après la légende, il aurait usé plus de ménestrels que de concubines. Cela personne ne le réfutera, mais c'est une autre histoire. Selon la légende, l'année d'un hiver rigoureux, après que le baron ai renvoyé son dernier musicien, l'ennuie s'empara de lui. N'ayant ni fils ni épouse, son désarroi n'était que plus grand et son quotidien devint lugubre et routinier. Ses serviteurs comme les habitants de la ville tentèrent de lui faire retrouver la joie de vivre. Mais bien entendu, cela ne le dérida pas. Et quand le meilleur forgeron de toute la région proposa au seigneur de lui donner la main de sa fille; Kaÿmar rentra dans une telle colère qu'il partit seul dans la plaine recouverte de neige. En cendreterre les hivers était particulièrement redoutables, et bien que le nom de cette terre trouve son origine dans d'autre circonstances, il rappelait quand mêmes aux voyageurs cette vieille chanson:

Pour aller voir le baron aux milles trouvères
Préférez braver le soleil et sa lumière
Que le gel de l'hiver
Qui règne en cendreterre

Cet acte plongea les habitants dans une terrible angoisse. La morte-saison commençait et malgré sa constitution, Kaÿmar ne survivrait pas trois jour en plaine par ce temps. Quel ne fût pas leur étonnement quand il revint,deux jours plus tard, portant sur son dos un homme emmitouflé dans une grande cape. Le Baron l'amena jusqu'à son château et entreprit de le réchauffer. Les serviteurs qui s'étaient pressé derrière le baron remarquèrent que l'homme tenait dans ses bras un nourrisson et deux étuis. Kaÿmar venait de sauver la vie à celui qui à sa mort le succéderais.

Malheureusement, Sahicer avait été rendu impopulaire. En temps qu'héritier illégitime, les prétendant au titre le déconsidérèrent. Celui qui, de tous, le haïssait le plus était le sire Krael, le cousin le plus proche de Kaÿmar. A chacun d'eux Sahicer rendit visite, et chacun d'entre eux le considéra avec autant de respect que s'il était le fils même du baron. Quelque années plus tard, Sahicer disparut sans laisser de trace; et son unique fils prit sa succession. Celui-dont-on-ne-connait-la-mère devint vite une légende tel sont père; et bien plus encore à cause des rumeurs qui circulèrent. Peu à peu les générations se succédèrent et la baronnie se divisa, s'agrandit et finie par être ralliée à d'autre fiefs. Les Ydraels conservèrent la fortune de Kaÿmar et leurs talents de trouvéres. L'ancien blason de Kaÿmar céda sa place à celui des Ydraels qui devint synonyme de richesse et de tragédie. Personne ne sût jamais ce qui était rumeur et ce qui était vérité; mais parfois, dans une taverne, à l'oreille d'une vieille amie, avec plus ou moins de lucidité,de sobriété, ou de peur, on murmurais une cruelle parole; les Ydraels seraient maudis. Mais on oublia cela aussi. Seuls les scribes et les érudits continuèrent à noter cette rumeur dans Le registre. Finalement, les année passèrent, et la confrérie du registre remarqua que certains membre de la famille semblèrent y échapper...




Pas moi apparemment.
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Teneka
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MessageSujet: Re: Le récit de sire Teneka Ydrael   Sam 19 Sep - 19:40

Chapitre premier, Les rouages d'une tragédie.

Si vous avez plus d'intelligence qu'un gobelin, vous aurez surement compris. Je suis le dernier baron d'Ydrael en date. J'avais hérité de l'instrument de mon père et m'étais fait une place dans le grand théâtre de la noblesse. Je n'ai qu'un unique souvenir de mon père, et aucun de ma mère. Il n'ont jamais vraiment été présent pour moi, et je n'ai pas pleuré leur absence. Mais je considère l'enseignement de ce dernier comme dogmatique.



_Mon fils, le premier métier du troubadour est celui de comédien.
Vayer Ydrael se tenait devant l'encadrement de la cheminé. Brassant les braises de son tisonnier, il tentait de rallumer le feu. Ses cheveux noirs comme la nuit gouttaient lentement sur le sol. Et sa cape, toujours attaché à son dos, allait mettre des heures à sécher. Le jeune Teneka regardait les toits de la ville par cette nuit d'orage. Les éclairs offraient un instantané des ruelles tortueuse. Les rares badauds prenaient un air sinistre sous cette lumière factice. Il attendit que son père reprenne. Lentement, Vayer alla fermer la fenêtre et considéra le sol mouillé à ses pieds.
_Un comédien peut devenir qui il veut. Il est aisé pour un comédien de se transformer en chanteur, en danseur et en poète. Jouer un roi et être un roi n'est pas une question de sang mais de mentalité.
Le baron parlais de cette voix ferme mais musicale, cette caractéristique de ceux qui vouent leurs vies aux art. Teneka reporta son regard sur son père, il se rapprocha de lui et demanda.
_Si j'arrive à me convaincre que je suis un roi, je le deviendrais ?
Vayer jeta un regard attendrit à son fils.
_Pas uniquement toi.
Il lui ébouriffa les cheveux de son fils et reprit.
_Si tu arrive à te convaincre, mais aussi à convaincre les autres, chaque rôle, chaque masque, sera comme un second visage que tu portera comme bon te semble. Je vais te montrer.
Lentement, il ferma les yeux et se concentra. Quand il les rouvrit, il jeta un regard de dédain à Teneka. Le fils du baron eu un mouvement de recul et ne pût se retenir de demander.
_Père, qu'avez vous.
Le regard de Vayer se fît plus dur, et pourtant, quelques secondes plus tard, il sembla moins dur.
_Vois tu fils, je n'ai pas été assez convaincant. Je n'ai pas pût te faire oublier qui j'étais. Plus précisément je ne t'ai pas imposé cette pensée. Si j'avais parfaitement bien jouer mon rôle tu aurais pensé: cet homme n'est pas mon père.
Il se déplaça jusqu'à la porte et vérifia le verrou. Quand il revint prés de son fils, il avait reprit son regard paternel. Il s'installa dans le fauteuil et joignit ses doigts ensembles devant son visage. Aprés un temps de réflexion il lança.
_Bien sur tu me connais, et c'est pour cela que tu n'as pas été convaincu par ma prestation. C'est la première règles des comédiens: connais ceux qui ne te connaissent pas; vêtis toi du miroir de chacun. Chaque masque n'est que le miroir d'un ami, d'un ennemi, d'une conquête ou d'un frère. Les tréteaux sont une grande famille ou les spectateurs n'ont pas leurs placent. Si jamais tu deviens troubadour solitaire, tu devras te méfier de l'ivresse d'être le centre du groupe et d'en faire également partie. Tu ne sera jamais qu'un acteur pendant une heure pour avoir été un spectateur toute une vie. Même les baladins qui paraissent si joyeux scrutent les hommes, tels des archers pour savoir les touchers au cœur. Je ne dis pas que l'art de l'acteur est triste, je te dis que la vie d'un acteur seul est pareille à celle d'un sage. La réflexion est plus qu'importante. Mais comme un sage à ses disciples; un comédien peut avoir une troupe. Dès lors la réflexion ne se fait plus seul, et si les spectateurs ne connaissent toujours pas l'acteur, ils connaissent le personnage mais surtout, les personnage se connaissent entre eux, du même que les comédiens. Ta troupe sera une deuxième famille, où chaque membre aura une place inébranlable et ou chaque lien sera un abris face à chaque tourment de la vie. Mais si tu deviens le ménestrel d'un seigneur, ou que tu reste un simple noble; tu devra te composer un personnage pour chaque situation et pour chaque personne que tu rencontrera. Tu pourra choisir différentes voies, celle de l'arriviste, du libertin, du confident ou du trublion. Quoi qu'il en soit, chacun de tes moments de solitude sera une réflexions sur un nouveau personnage, ou un conflit entre les autres. Cette vie sera la plus ardue mais elle sera aussi celle qui aura le plus de chance de figurer dans Le registre, ou te permettra d'accéder à des plaisirs interdits. Mais aujourd'hui, le temps n'est pas au choix, mais à l'apprentissage. Si tu as compris ce que je t'ai dis, essaye de jouer un rôle.
Vayer regarda son fils avec un regard moqueur. Teneka réfléchissais encore quand il reprit.
_Je te charriais, mon fils; je ne peut pas te demander de jouer un rôle sans t'avoir au préalable expliquer comment. Tout d'abord tu dois considérer que pour jouer un rôle, tu doit te baser sur ta propre vie, ensuite imaginer la vie de ton personnage, puis vivre comme ton personnage. La chose fondamentale à savoir pour cela, c'est que tu peut ranger les émotions par catégorie. L'amour, la joie, la colère, la peur et la tristesse. Ces émotions sont ancrés dans ton esprits; il faut juste trouver le moyen de les faire résonner. Car vois tu...
Vayer arrêta net deux choses; ça phrase et son poignard devant l'œil de Teneka. Le jeune homme trébucha en arrière; pris d'une peur panique. Il claquais encore des dents quand il remarqua que le poignard que tenais son père en main n'était qu'un morceau de bois émoussé. Le baron d'Ydrael le pris entre le pouce et l'index et le jeta dans la cheminée.
_Ma petite expérience à fonctionné à merveille. Tu as vu quelque chose foncer sur toi, et tu en as eu peur. Désormais tu peut, en te souvenant de ce que tu ressent en ce moment, avoir peur à chaque instant de ta vie; et avec de l'entrainement, chaque personnage que tu jouera pourra vivre ça peur.
Vayer laissa retomber le silence comme on laisserais choir une amante dans son lit. Elle ne tombe pas avec lenteur, mais avec douceur. Le vent de la chute fait voler ses cheveux, et son parfum vole dans l'air un temps. Puis elle tombe sur les draps qui l'accueillent, qui s'habituent à elle. Et, lentement cette fois, elle s'installent et deviens un élément du lit. On sais qu'elle existe, mais on n'ose pas la toucher, de peur de briser cet instant de perfection. C'était là le silence que Vayer Ydrael venait d'insuffler. Et comme le mari jaloux qui vient briser l'étreinte des amants; on frappa à la porte. Vayer d'ordinaire si calme sursauta et fonça jusqu'au judas. Teneka l'entendit murmurer.
_Déjà ? Il est bien pire que je ne le pensais... De toute manière ce que je peut lui apprendre lui suffira.
Il retira son oeil de la fente et lança à son fils.
_Quoi qu'il se passe, je te demande de sortir de cette pièce.
Lorsque votre père vous accorde chaque année une journée de son temps pour vous abreuver de précieux conseils; qu'elle que soit la situation, vous devez l'écouter. C'est ce que Teneka fît. Il ne regarda pas l'homme vêtus de rouge lever des grand bras en direction de Vayer, il ne vît pas la femme magnifique qui le suivait. Il entendit seulement la porte se refermer et il partit dans sa chambre. Dans la petite pièce sombre, il regarda les différents cadeaux offert par son père. Des dagues, des couteaux, des shurikens ornais les murs. Dans les coin, des armes d'entrainement et des instrument de toute sortes se chevauchaient. Sur son lit se tenait son violon à deux cordes, celui qu'il préférait pour sa sonorité profonde. Il le saisit et s'assit prés d'une des grandes fenêtres. L'orage n'avait pas cessé. Lentement il effleura les cordes de son archet, essayant de suivre le rythme de la pluie. Les éclairs accompagnaient la mélodie comme une terrible percussion. Teneka se laissa envahir par ça musique; simple, mais réconfortante. Il aurait pût continuer ainsi jusqu'au lendemain si il n'avait pas été interrompu par une porte claquante. Il fît une fausse note et courus voir ce qu'il se passait. Il vît seulement l'homme en rouge sortir de la demeure en se tenant la main. Il courus voir son père. Il ne vît pas la jeune femme qui était avec l'étranger mais il s'en fichait. Vayer tisonnait le foyer de la cheminée quand il entra. Il semblait terrible triste et désespérée. Il ferma les yeux et sortit de la pièce. Teneka resta là, sans rien dire, il gardait les yeux fixés sur les flamme. Il attendit qu'un éclair retentisse avant d'aller dormir. Sa nuit fût agité de rêves; mélangeant cette magnifique femme, l'homme en rouge, son père et lui même. Le lendemain, en se levant, il n'osa pas regarder dans les cendres. Son petit déjeuner fût morose, et il ne s'étonna pas d'apercevoir son père disparaître par la porte. Toute la journée il garda sa mine vide. Il se souvenait de cette image fugitive d'un doigts coupé entre les flamme.
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Teneka
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MessageSujet: Re: Le récit de sire Teneka Ydrael   Mar 27 Oct - 20:06

Chapitre second. Les racines d'une tragédie

Cela ne sert à rien de continuer cette histoire si on ne mentionne pas une certaine femme. Pour beaucoup, elle serait passé pour une femme banale, doué de ses mains, douce, charmante tout au plus, jolie même. Mais pour Teneka, ce n'était pas la même chose. Pour lui, elle n'était pas magnifique comme la lune ou le soleil; mais précieuse comme une lueur dans une rue mal fréquentée. Il suffisait qu'il s'en éloigne pour voir surgir le doute et l'angoisse. Elle était un pieux brisant la glace de son cœur, un burin qui sculptait sa carapace. Si elle était considérée comme une bonne musicienne, le baron d'Ydrael ressentait tout autre chose. A chaque note qui résonnait au contact de ses doigts sur la harpe, il lui semblait que les cordes de sa propres âme jouaient les mélodies du ciel. Elle était le fil qui recousait son cœur lacéré, le baume des ses brulures, un feu de camps en hiver. Dès qu'il s'en éloignait, ses blessures saignaient de nouveaux. Et son simple souvenir, bien que douloureux, était un onguent contre tout ses maux. Elle était comme le soleil au réveil,le parfum des phelyas ou l'eau des sources de Cèdrelande. Pourtant, malgré tout l'amour qu'il lui portait, il n'était qu'un homme, et tout les hommes sont doubles. Et la duplicité de Teneka était si franche, ses deux êtres étaient si séparés, que l'autre femme qui sous tendait son existence était en tout point différente à sa rivale. Si elle divergeaient par leur corps, leurs esprits en étaient le reflets parfait. Si l'une était une fleur d' iola; fermée en hiver, comme un cocon à protéger, mais si douce quand elle s'épanouissait, l'autre était en tout point semblable à une éspiliane; courbée, tissée d'épines mortelles gardant en leur cœur une fleur magnifique au nectar capiteux. Si l'une avait sa foi et son amour, l'autre avait son respect et son admiration. L'une était une ingénue; aimant tout et tous le monde, la seconde était une esthète et savait reconnaitre un artiste dans une foule de badauds. Si l'une était noble par son titre et son âme, l'autre l'était par son être tout entier. Elle marchait à pas léger comme si le sol l'embrassait par petites touches. Même le vent qui faisait voler ses cheveux semblait la caresser. Véritablement, elles étaient, à leur manière, parfaites, l'une comme l'autre. De toutes les amantes qu'il avait connu, ses deux femmes comblaient parfaitement ses désirs. Un homme aussi ambigu n'aurait pût rêver meilleur compromis. Elle était vraiment les deux femmes de ça vie. Elles l'étaient...


Certaines personnes rejètent l'idée du hasard. Celles qui ont eu vent de l'amour de Teneka et de Lady Saelia ne peuvent le nier; Le seul hasard n'aurait pas pût réunir deux êtres si semblables, si complémentaires, et si éloignés. En temps que libertin confirmé, expert proseur, et baigné dans l'art des vers; le Baron d'Ydrael avait déjà connu de nombreuses femmes, et n'avait odieux qu'avec très peu d'entre elles. Il était réputé pour son inconstance, mais pas pour ça cruauté. Bien entendu, la cour du prince Aldecer lui fournissais un nombre incalculable de conquêtes possibles, et il se plaisait à toutes les chasser. Celle qui pouvaient se targuer de lui avoir échapper se comptaient sur les doigts d'une main, et celle qui disaient l'avoir séduit n'étaient pas plus nombreuses. D'une certaine manière, Teneka était cruel de délaisser tant de femmes après leur avoir fait une cour si fleurie, mais il avait la conscience tranquille. Qu'un tel amoureux des belles femmes n'ai jamais remarqué Saelia Eliasér, peu de personnes peuvent l'imaginer. Pourtant, la lady n'avait elle même jamais entendu parlé du Baron. Elle avait simplement passé toute son enfance loin des intrigues de cour dans le iles de Laen'd. Cette initiative de ses parents suscita l'intérêt de nombreux nobles. La plupart d'entre eux confiaient leur enfants à des nourrices, les plaçaient dans des couvents ou les éduquaient eux mêmes quand il étaient assez vieux. Saelia eu, quant à elle, un unique professeur et une deuxième famille. Les jeunes enfants de l'ile furent longtemps ses compagnons de jeux. Elle reçus aussi bien l'éducation d'une noble que d'une paysanne. Elle apprit la poésie et la menuiserie, la danse et la chasse. Elle s'habillait de grandes robes nacrées ou de pantalons moulants, elle jouait au galets avec les vieux pécheurs et elle buvaient le thés avec son vieux maitres. Toutes ces qualités suffisait pour faire d'elle une proie, et même plus, au yeux de Teneka ; mais, imaginez comment il la considéra quand il apprit qu'elle avait reçus un enseignement magique, réservé à de rares initiés. En conséquence, elle ne revint à la cour du Prince qu'à l'âge de ses 20 ans. A cette époque, Teneka était à peine plus vieux, et sa renommée était aussi grande en temps que libertin que musicien. Leur rencontre se déroula lors d'une réception organiser par le Prince. Ceux qui en doutaient furent convaincu, parfois Dieu,le destin, et les princes jouent le même rôle.

_Madame, si vos yeux n'étaient pas si beau entre vos cils, j'aurais mandé quelque génie de me les apporter !
La madame en question pouffa allégrement sur sa chaise. Le baron d'Ydrael batifolait avec quelques donzelles en attendant d'être appelé pour jouer. Il était un habitué de la cour d'Aldecer, et s'en était fait un ami. Les baladins de passages montraient un talent rare, mais Teneka n'était pas inquiet, il avait longuement muris sa prestation. Il préférais prendre le temps de contempler de charmantes demoiselles plutôt que de faire ses gammes. Cette réception avait été prévus par le prince depuis longtemps et Teneka n'était pas du genre à perdre son temps quand il en a à disposition. Bien entendu, il savait que le prince avait prévus tout cela dans l'espoir que Dame gywel se rende à sa cour. Cela faisait des années que, par l'entremise du baron, il faisait la cour à cette noble dame. Teneka avait accepté ce « contrat » sans retenu; non seulement ils devenait un proche du prince, ce qui est toujours utile, et il récitait des sonnet écrits par le prince et arrangé par lui à une magnifique femme; on ne pouvait rêver mieux. Bien entendu, il était devenu le confident de la duchesse, et savait tout de ses sentiments; elle viendrait. En bon joueur il avait respecter les volontés des deux partis; Il n'avait pas révélé le nom de son soupirant à dame Gywel, mais il avait refusé de dire au prince qu'elle participerait à la réception. Alors qu'il repensait à ce magnifique jeu de non-dit, les ménestrels finirent leur chanson. Lentement, il se leva, saisit l'étui de son violon, et se alla s'asseoir sur la scène. Son archet se posa doucement sur les cordes, et un son plaintif en sortit. La musique commença par une mélopée presque funèbre. Au bout de quelques mesures, la voix du baron s'eleva.

Les fleurs se flétrirent
Du sel de leurs larmes

Les sanglots se mêlèrent à l'orage
Les nuages pleurèrent en écho

L'histoire et les notes se poursuivirent, je vous la chanterais un jour si le coeur m'en dit. Mais je ne peut exprimer tout cela par des simple mots, je m'en excuse.

_Non, non et non!
Teneka martela soigneusement ses mots. Que le prince courtise une duchesse par son intermédiaire, cela passait encore. Mais qu'il lui propose des vers misérables, cela n'allait plus.
_Je suis navré, mais même votre autorité princière ne me fera changer d'avis. Ce vers est trop dur pour être casé dans un sonnet. Écoutez vous même:

Je préfére qu'on m'assassine
Plutôt que perdre ma racine

_L'allusion à la racine d'ésos est bien trop visible. L'idée est belle; mais trop morbide et trop passionnée pour toucher le cœur de la dame sans la blesser. Je vais le réécrire.
_Teneka, je...
Le baron leva une main impérieuse.
_Je t'arrête tout de suite. Quand tu appelle les gens par leur prénom, c'est que tu veux les faire prendre ton partit. Ça ne marchera pas avec moi, je serais indéfectible aldecer.
_C'est un joli vers pourtant. Il est de vous ?
Dans cette situation; en pleine conversation secrète avec le prince, être accosté par une voie douce comme le vent dans la ville de Corona; tout homme normal aurait perdu sa contenance. Bien entendu, normal est un adjectif qui ne s'applique pas à Teneka. Il se retourna théâtralement et... faillit perdre sa contenance malgré tout. La créature céleste qui apparut devant lui était enveloppée dans une robe vaporeuse couleur sable. Son cou était ceins d'un collier de corail vert. A ses pieds, elle portait des ballerines de cour et deux boucles perçaient joliment ses fines oreilles. Ses cheveux plus clair encore coulaient en vague sur ses épaules. Ses yeux d'un bleu aquatique faisaient penser aux mers de Laen'd et, dès ce moment, Teneka sût qui elle était. Il recouvrit toutes ses facultés mentales et se focalisa sur son rôle. Il fît un pas en avant, pris le revers de sa cape dans sa main gauche et la main de la dame de la droite. Il lui déposa un baiser à la manière Palodienne ; un effleurement des lèvres et un souffle léger.
_Madame, qu'elle surprise de vous voir. J'avais ouï-dire de votre présence, mais si je n'avais vus vos yeux, je ne vous aurais remarqué.
Le prince fît un signe de tête et retira son chapeau. Lady Saelia se courba et fît un moulinet du bras. Aldecer prît la parole.
_Dame Eliasér, je n'ai pas à vous présenter, vous êtes assez connue, mais ce n'est pas réciproque. Voici le Baron Teneka d'Ydrael, troubadour de ma cour. Vous avez surement pût admirer ses talents de chanteur et de musicien. Quand à moi, je vais vous laisser; baron, je compte sur vous pour menez à bien votre poème, demander conseil à la Lady, elle n'a rien à vous envier.
Le baron réajustait son étuis sur l'épaule quand le prince s'en allait. Il avait pris le temps d'étudier la dame et, en bon comédien, s'apprêtait à jouer un rôle galant. Il regarda la jeune femme, évitant d'être oppressant ou injurieux. On peut penser qu'elle remarqua son attente et elle lança, un sourire au lèvre.
_Je trouve que le prince me flatte, mais entres musicien, nous nous devons la vérité; je pense qu'il me prêtes des qualités que je ne possède pas. J'ai plus de facilités avec la prose qu'avec les vers.
_Voyez vous, je dois vous avouer que je doute moi même de mes capacités. Voilà pourquoi votre aide me serais si précieuse.
Il ponctua sa phrase d'un regard quémandeur, ce qui fît rire la demoiselle. Cette dernière sembla réfléchir pendant un moment avant de ce décider.
_Que pensez vous de celui ci ? :

Ce sont mes lèvres assassines
Qui ont fait d'elle ma racine.

Teneka se mit à réfléchir; ce qui était difficile face à Saelia qui souriait de toutes ses dents. D'ailleurs, son sourire était parfaitement blanc et semblait luire sous la lune. Il fît appel à une technique de concentration de comédien. Il fixa son regard sur la jeune femme, plongeant dans ses yeux; occultant tout le reste. Quelques minutes après, il lança.
_ C'est encore un peu fort, et je ne suis pas adepte de ses vers qui font de mes conquêtes des victimes. Mais je pense que vous apprécierez cet autre:

Ce sont mes lèvres assassines
Qui ont pris goût à sa racine.

Teneka offrit un sourire à dame Eliasér; bien qu'un peu carnassier, il se voulait simplement orgueilleux. Cette dernière sembla étonné, mais se mit ensuite à rire franchement. Le baron dût afficher une expression désappointée parce qu'elle s'arrêta et mit ses doigts sur sa bouche. Cette vision mis tellement mal à l'aise Teneka qu'il n'osa pas répondre à se regard enfantin. Et finalement; ils se mirent à rires ensemble de leur bêtise. Il se laissèrent tomber sur la balustrade et rirent de bon cœur. Quand Saelia eu finis de se gondoler ,elle posa une main sur le poignet du Baron. La texture douce de sa peau si particulière, comme une écorce duveteuse, laissa un souvenir tactile très marqué au baron quand elle l'enleva; ce qu'elle ne fît pas tout de suite. Elle le regarda, semblant le détaillé sans le montrer. Elle se mordit les lèvres quand elle comprit que le Baron attendait qu'elle ne parle. Ce dernier lui souffla avant qu'elle ne commence.
_Ne mordez pas vos lèvres, elle sont si lisses.
Ne l'entendit elle pas ou n'y porta elle aucune attention, personne ne le sut jamais.
_En fait je pensais à la racine de Vil', c'est un remède Laen'dien qui à très mauvais goût. Je m'imaginais la pauvre dame comparé à cela.
Quand elle eu finit de rire, elle repartit à rire, faisant cascader ses cheveux sur la poitrine du poète. Lui aussi se mit à rire, mais contemplait aussi la joie de vivre et la beauté de cette femme. Soudain, il se sentit honteux d'avoir chanté une histoire aussi triste que ça dernière composition. La dame le remarqua et il s'expliqua. Elle lui répondit simplement.
_C'était très beau, j'en ai pleuré d'ailleurs, mais ce n'est qu'une histoire. Le monde devrais être ainsi, de magnifiques histoires d'amour véritables, et des chansons de tristesse fictives.
Il restèrent ainsi longtemps à parler. Elle expliquant la vie des Laen'dien et lui racontant les pièces qu'il avait joué et les chansons qu'il avait composé. Quand le beffroi sonna neuf fois, Teneka prît, difficilement certes, congé de la dame; et se rendit dans les jardin de Belliana. Sous les vignes de la maison Gywel, il saisit son instrument et pinça les cordes. Peu de temps après, Lyca Gywel apparu sur le balcon.
_Vous avez failli être en retard sieur Ydrael. Je sais que vous aimez prendre des chemin dérivés, ne vous gênez pas.
Le baron s'exécuta, il reconnaissait que grimper le long d'une glycine était fort sympathique. Quand il arriva dans la chambre de la dame, un sentiment de familiarité l'envahi. Si par son entremise, le prince pouvait courtiser la duchesse, par la volonté du prince, le baron était devenu plus proche de la duchesse qu'il ne pouvait l'imaginer. La belle dame dans une de ses robes noires à dentelle l'attendait, affichait une impatience infantile. Ses cheveux ressemblaient à des volutes d'écorces, comme si un arbre avait poussé anarchiquement sur sa tête. Ses grands yeux avait la couleur des mers de Sylba'el, comme des rubis liquides. Pour un observateur inconnu, son visage serait parut rigide comme de la porcelaine. Bien entendu, le baron avait compris que sa peau relevait d'une douceur plus importante, comme une feuille diaphane posé sur les muscles de son visage. Il est inutile d'essayer de décrire la beauté réelle de cette femme, comme celle de Saelia. Sahicer lui-même ne saurait conter les merveilles qu'elles étaient. Il faut juste savoir que cette nuit, Teneka chanta d'une manière si belle et si passionnée que dame Gywel crût un moment qu'il n'y avait pas d'intermédiaire, et que le baron prétextait cela pour l'approcher. Une ambiguïté naquit, et Teneka obtint le rôle du mystérieux courtisan.

Et comme tout bon comédien, il s'immisça dans le personnage. C'était là son erreur.
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Teneka
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MessageSujet: Re: Le récit de sire Teneka Ydrael   Mar 27 Oct - 20:33

Chapitre 3 les germes d'une tragédie.

Il se passa 5 années pendant lesquelles l'ancien monde fût calme. Les intrigues de cour battaient leur pleins, les guerres s'étaient transformés en batailles rangés et les routes étaient devenues moins dangereuses. Bref, c'était une époque parfaite pour tout baladins qui se respectait. Ainsi, cette année fût l'une des meilleures pour Teneka, excepté ce jour gravé au stylet dans ses veines...
_Je suis sure qu'ils lui feront plaisir, je vous demande de les prendre.
Teneka tenait dans ses mains le paquet que dame Gywel venait de lui remettre.
_Madame je ne saurais comment vous remerciez...
Elle lui posa un doigt sur les lèvres.
_Depuis que je sais que le prince aldecer est mon mystérieux poète, je cherchais de quoi vous remercier.
Teneka considéra le paquet de friandises Laend'ienne dans ses bras; le cadeau parfait pour l'anniversaire de Saelia.
_Il me le fait encore payer...
Lyca le gratifia d'un baiser sur la joue.
_Ne reste pas planté ici, et vas la rejoindre.
Il s'exécuta, se rendit à la demeure de dame Eliasér. Elle lui sauta littéralement dans les bras quand il lui offrit le collier de bochamalyte et les gâteaux Laend'ien.

Passons les embrassades, elle durèrent fort longtemps. Avançons directement au temps des éloges.

_Madame, chacun de mes poèmes n'est qu'un simulacre de mes véritables sentiments. Même si j'écrivais le plus beau des sonnets, il ne serrait qu'une pâle illusion. De toute manière, un seul de vos mots le rabaisserait. Pas comme un roi rabaisse ses sujets, mais comme une idole rabaisse ses fidèles. Je voudrais être l'air que vous respirez, le vent qui vous rafraichi, la musique qui vous berce.
Il laissa sa phrase se finir dans un souffle, et il réussi à mettre en place l'un des silences que son père savait créer. Saelia leva lentement un doigt, et appuya sur le nez du baron.
_Tout cela, tu l'es déjà.
Il lui sourit, et saisit un gâteau qu'il plaça dans sa bouche, elle le saisit avec les dents et Teneka l'embrassa en le croquant. Il en pris un deuxième qui fondit dans sa bouche pendant que le baron accordais son instrument. Quand il eux finit, il leva les yeux vers ceux de la duchesse. Ce qu'il vit marqua son esprit au fer rouge. Les pupilles de Saelia avaient grossis tellement que ses iris avaient disparus; et le blanc de ses yeux viraient au violet. Elle cracha un liquide noir qui se répandit sur le sol. Teneka la rattrapa quand elle s'écroula, mais ses bras lui firent payer. Il souffrait de tout ses membres, et sa vision était troublée. Il ne voyait plus les choses avec la notion de distance. Il appela à l'aide, ou du moins, essaya. Il déposa Saelia et se précipita à la fenêtre pour vomir plus que cracher. Il regarda le liquide noir tomber dans les ruelles de la ville. Les gâteaux étaient empoissonnés, c'était la seule possibilité. Il retourna vers la duchesse et la transporta hors de ça chambre. Quelques domestiques laend'ien poussèrent des cris quand il entraina son amante jusqu'au quartier des herboristes. Lorsqu'il arriva dans la boutique du meilleur d'entre eux, il s'écroula.

Je me réveillais plus tard dans la journée; dans une chambre qui semblait être celle d'un marchand. L'herboriste se tenait à mon chevet. Il m'expliqua qu'il m'avait sauvé et caché à la milice. J'étais recherché pour le meurtre de dame Eliasér. J'étais atterré par cette nouvelle, tant que mon cerveau à cesser de fonctionner. Je me rappelle seulement que la drogue qui emplissait les gâteaux était très puissante et raffinée. Selon l'homme, manipuler ce genre de poison relevait de la folie, ou de la volonté de meurtre. Alors le fait que je sois allez le voir rendait toute hypothèse absurde. Les effets se faisaient encore sentir par ailleurs. Et je ne compris pas très bien ce qu'il me raconta. Il me pressa tant de m'enfuir que je ne pût qu'obéir aveuglement, et courir jusqu'à l'auberge la plus proche. C'est là bas que je rencontrais mon deuxième mentor.

Vous imaginez sans doute parfaitement la scène. Un homme encapuchonné, encore sous les effets d'un baptême de drogue, sous un grande cape noire et en pleine nuit arrivant dans une auberge encore ouverte à une heure tardive. L'aubergiste crasseux et bougon rejeta son torchon sale sur l'épaule et s'approcha de ça table. Il le regarda longuement et lui demanda.
_Vous êtes quoi vous ? Un cabaliste déchu ? Un scribe dingue ? Un assassin qui à fait une boulette ?
Comme le baron ne répondait pas, agar, le tavernier sortit ça dernière carte.
_Un chagrin d'amour ?
Teneka releva la tête, et quand il croisa le regard de l'aubergiste, il fondit en larme. Le gros homme lui tapota l'épaule et alla chercher à boire. Quand il revint il s'assit à coté du baron et lui prit l'épaule dans sa grosse main. Sa poigne était chaleureuse.
_Allez, bois ça mon garçon, ça ira mieux, et comme on n'est pas nombreux tu pourra m'expliquer.
Si l'aubergiste se permettaient un tel ton, c'est parce que le baron ne devait avoir que 22 ans et en paraissait 4 de moins. Teneka se laissa aller et bût une grande gorgée. La boisson avait un goût très doux et pétillait. Il reconnu tout de suite de la frênette; mais la drogue régissait toujours ses sens, et il ne pût apprécier totalement cette boisson. Il sombra dans les larmes de nouveau. Il se souvenait du jour ou Saelia et lui avait décider de gouter toutes les boissons possibles, Laend'iennes, Wermakiennes, Ushyriennes, Cheneriennes, Shersaniennes. Lors de cette expérience, elle avait renversé de la frênette sur ça robe, et … Tout ses souvenirs, amplifiés par la drogue, ressurgir à l'esprit de Teneka. Atténuée par la boisson, la drogue faisait enfin voir ses bon cotés. Le cerveau du Baron se mît en marche et recomposa les éléments de la journée. La douleur n'en fût que plus grande, mais la colère vint également. Il frappa la table du poing. La personne qui avait placé la drogue dans les gâteaux ne pouvait être que Lyca elle même. Teneka ne savait pourquoi elle l'avait fait, mais il n'avait plus qu'une idée en tête, se venger. Il fît rapidement le catalogue des options qui s'offrait à lui. Nombres de voie prônaient la vengeance facile; mais il lui fallait une profession qui puisse l'aider au cas ou il serait devenu dépendant à cette drogue. De plus, il lui fallait un métier qui puisse lui fournir de l'argent en quantités, afin qu'il puisse se cacher de la milice. Il arriva bien vite a une sordide conclusion. Il dévisagea l'aubergiste et lui demanda.
_Ou pourrais-je trouver un assassin dans les environs ?
Le regarde de l'homme devint grave, comme s'il avait vieillit de 20 ans en quelques secondes. Il alla fermer les volets de son auberge, et revint s'assoir prêt de Teneka.
_Je vois à tes yeux que tu es déterminé. C'est dommage, tu à choisi une voie qui n'est pas sans mal. Mais je n'ai pas à argumenter, tu verra bien par toi même... plutôt que d'aller voir un maitre qui est encore dans le métier, ne préférerais tu pas reprendre les armes d'un homme qui à dit adieux à son ancienne vie ? J'ai tout mon temps à te consacrer, et je ne te demanderais que de m'aider à l'auberge. J'ai tout le matériel possible et beaucoup d'expérience, c'est à toi de voir.

Quand vous êtes à moitié groggy, vous évitez de réfléchir au conditions et vous acceptez tout ce que l'on vous offre. J'ai bien fait.

Dans le laboratoire de l'aubergiste, les fioles et les pipettes émettaient des tintements. Teneka versa le contenue verdâtre d'une flacon dans un serpentin . Lorsqu'il atterrit au fond du ballon, il se décolora. Teneka retira le serpentin et laissa tomber quelques gouttes d'un liquide bleu dans la solution. Elle resta transparente. Il jura et se retourna pour faire face à l'aubergiste.
_Je suis véritablement mauvais en chimie.
Le tavernier lui jeta un regard fort sympathique.
_Allons, tu n'est pas exceptionnel, mais tu es bon dans tout les domaines que je t'ai enseignés. Tu ne sais pas manier les armes lourdes, l'arc ou les haches; mais tu sais te servir de dagues, de couteaux et d'épée. Tu ne sais pas poser des pièges, mais tu sais te servir d'un fumigène. Tu n'as pas de don pour les poisons, mais tu connais toutes les drogues et les plantes qui peuvent les produire. Tu à un don pour la musique et l'écriture; tu es un parfait acteur et ça, beaucoup d'assassin tueraient pour cela. Et, plus que tout, tu à appris en très peu de temps des techniques comme celle du cœur gelé. Si je m'y connaissait, je dirais que tu es sans doute un futur arcaniste.
Teneka jeta un regard amusé à l'aubergiste.
_Tu ne m'a pas encore entendu joué de mon violon. Et ce n'est pas avec cette vieille buche qui te sert de luth que je vais exprimer tout mon talent.
Le tavernier saisit la « vieille buche » et la jeta dans le bras de son apprenti.
_Je croyais que le talent d'un acteur était de s'adapter à toutes les situation ? Va charmer nos client avec « tout ton talent », pour une fois qu'ils sont nombreux, je n'aimerais pas les perdre.
Le baron alla s'assoir sur le comptoir et accorda son luth. Certain habitué le reconnurent et demandèrent le silence. Teneka plaqua ses doigts sur les cordes et commença à chanter une vieille balade joyeuse. Ceux qui connaissent son passé se demande comment un homme si triste pouvait réussir à chanter quelque chose de joyeux. Et bien, simplement le fait qu'entre un assassin et un comédien, compartimenter son esprit selon ses émotions est une chose primordiale à savoir faire. Et au plus profond de lui même, Teneka trouvait encore assez de bonheur pour jouer.

J'me réveillai un bon matin
S'que jfaisais hier si j'men souviens
Moitié garni, bien ammoché
Savez vous donc c'que j'ai trouvé ?

La mélodie était entrainante, et surtout facile à retenir. Les clients, pour la plupart fin ronds, reprirent en cœur.

Nue comme un ver, bien endormie
La fille du constable dans mon lit !

Après avoir charmé de sa musique les poivrot et les piliers de comptoirs, le jeune assassin retourna dans l'atelier de son maitre. Il essuyait des verres, comme à son habitude. Le baron déposa le luth dans un coin de la pièce et vint l'aider. Quand ils eurent finis, le Tavernier fît quelque chose qui lui était anormal, il serra Teneka dans ses bras en pleurant. Le baron compris sur le coups. Il n'était plus apprenti, et sa nouvelle vie sanglante commençait. Le tavernier était triste de perdre un apprenti et un ami, mais aussi parce qu'il laissait partir l'assassin sur les trace d'une mort certaine, tôt ou tard, mais brutale. Et si Teneka n'avait jamais bien compris la philosophie de cet homme, et comment il avait réussi à échapper à tout cela, il savait néanmoins respecter ses sentiments. Mais pour lui, ce n'était plus le temps des pleurs. D'une certaine manière, utiliser la technique du cœur gelée, celle qui consiste à occulter tout sentiments pour ce consacrer à son but, était une preuve de respect. L'assassin rendit une étreinte mécanique à son maitre et sortit. Il ne voulais pas qu'il le voit si jamais il ne réussissait pas à se contenir.
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MessageSujet: Re: Le récit de sire Teneka Ydrael   Mar 27 Oct - 20:34

Chapitre 4, les bourgeons d'une tragédie.

Les toits de la ville brillaient sous la lune. Sa lumière blafarde rendait les ruelles lugubres, comme si elle étaient le repère de brigands et coupes jarrets. Réellement, il n'y en avait qu'un. Un homme encapuchonné sauta d'un toit à l'autre. Une oreille attentive aurais remarqué le léger cliquetis qu'il produisait. Il arriva à la maison Ydrael et crocheta la fenêtre. Revenu chez lui depuis 5 années, il ne prît pas le temps d'être nostalgique. La technique du cœur gelé ne laissait place qu'à une seule chose, son désir de retrouver son instrument. Il courut presque dans sa chambre, sachant que personne n'avait racheté le bâtiment. Il ouvrit sa chambre en faisant claquer les portes, et se précipita sur le coffre. Il l'ouvrit, souleva les draps...

Rien.

Son instrument avait disparu. Il sentit, malgré le cœur gelé, une rage froide monter en lui. Qui aurait pût lui voler son violon ? Il n'avait aucune valeur, sinon sentimentale. La personne qui avait fait cela n'avait pour dessein que de le faire souffrir. Avec ce raisonnement froid et méthodique qu'il avait acquis lors de son apprentissage, il arriva à une conclusion évidente. Une seule personne le détestait assez pour avoir fait cela. S'il n'avait été baigné dans l'ivresse du cœur gelé, il aurait crié, pleurer, tuer cette personne. Mais c'était le cas, et il avait d'autres choses à faire. Il préparerais sa vengeance plus tard, pour l'instant, il restait sensible à la colère. Malgré le cœur gelé, il frappa le font du coffre pour se défouler. Le bruit d'os brisés l'apaisa...

Brisés ? Pensa il.

Il eut un doute terrible. Il tata le fond du coffre et retira le double fond. Il en sortit une lettre cacheté du sceaux des Ydraels. Il l'ouvrit et lit :

*****************

Teneka, je suis désolé de t'avouer cela par une lettre. Mais c'est ainsi depuis les prémices de notre lignée. Les Ydraels ont toujours été des troubadours et des assassins. Avec cette lettre, tu trouvera le carnet qui à accompagnée ma vie. Il t'éclairera ou te fera douter. Je te demande simplement de le conserver et de le remettre à tes descendants. Je n'ai pas été un très bon père, j'espère que mon legs saura palier mes défauts. J'ai mis des années à la trouver, et plus encore à la maitriser; elle est ancrée dans mon histoire, et j'espère qu'elle continuera avec la tienne. Ton héritage est une épée. Ce n'est pas n'importe qu'elle épée : elle à traversé les âges, à connue de nombreuses mains, elle à parfois influencés l'histoire, mais ce n'est pas là son vrai pouvoir. Pas d'immortalité, pas de boules de feu, ni foudre ni séisme. Sa force réside plus profondément, son influence est plus subtile. Cette lame est habitée par un esprit ancien. Il est plus vieux que les hommes, il à côtoyé le créateur de l'ancien monde. Cette esprit se nomme Isharisil, retient bien son nom, car en ancien Shanyri il signifie versatile. Cet esprit à un pouvoir insensé. Sa faim démentielle lui permet de voler les personnalités de ceux qu'ils tuent. Imprégné dans la lame, ce pouvoir n'en est que plus grand. Il t'expliquera, mais pour être plus clair, si tu tue un alchimiste de génie, tu pourra posséder de toute sa connaissance, toute sa mémoire, mais aussi tout ses sentiments, ses tics et ses souvenirs. Un homme normal se laisserais submergé par cette nouvelle personnalité, et elle se mêlerait à la sienne, mais Isharisil à cette capacité qui est celle des comédien; cette fantastique propension à occulter sa propre existence pour vivre son personnage. J'ai accumulé plusieurs personnalités comme plusieurs rôles, et elles me servaient dans autant de situation. Mais tout cela n'est qu'une infime part de ce qu'Isharisil peut faire.

Mais bien entendu ce pouvoir à un prix. Isharisil cherche à se réincarner, on ne peut lui en vouloir, mais il faut t'en prévenir. Il tentera de s'emparer de ton corps, tu ne dois pas le laisser faire. Cette épée est qualifiée de maudite à juste titre. Isharisil est connu dans tout l'ancien monde; son histoire est unique, mais ses épilogues sont nombreux. Peut connaissent l'existence de l'épée, même si des mythes recoupent ses apparitions. De nombreux noms l'on suivit, de nombreux visages et de nombreuses haines. En Chenarmir on le nomme Sharesseth, « face de miroir », son nom Serenish est Hynseth, le menteur. Dans la lande de Shoronsor il est connu comme Shanyrnar, l'hypocrite.

Je dois finir cette lettre, je n'ai pas le temps de te dire tout ce que je sais, tu trouvera surement des réponses dans le carnet, sinon, demande à Isharisil.

*****************
_Vayer espèce d'enfoiré...
Teneka sourit en refermant la lettre et en sortit le carnet. Il prit ensuite le rouleau de tissus et le déroula. Un morceau de bois en tomba. Quelqu'un avais prit l'épée. Teneka se plongea plus profondément dans le coeur gelé. Il y avait plus de chance que se soit Vayer qui l'ai prise pour la cacher ou pour s'en servir. De toute manière, une telle épée, maudite qui plus est serais facile à retrouver. Connaissant Vayer, il avait également dû laisser un message codé dans sa lettre. Il se concentra sur le vieux carnet de son père.

*****************

«  A qui le lira » J'ai passé une vie entière à rédiger ces notes. Elles ne sont, pour beaucoup, le fruit de suppositions, et pour d'autres, le fruit de longue recherches. Elles ne seront utiles qu'a mes descendants car elles ne font qu'apporter des doutes ou des éclaircissement aux Ydraels; et à eux seuls. Si vous n'êtes pas des nôtres, remettez ce carnet à l'un d'eux. Cela pourrais vous sauver de bien des maux...

J'ai rédigé ses notes à partir de fragment de la chronique d'un Scribe du registre devenu paria à moitié fou. Voilà pourquoi j'ai préféré vérifier chacune des mes hypothèses. Le comment et le pourquoi n'ont rien à faire ici, car il s'agît de mon histoire, et elle n'est pas encore terminée.

Teneka feuilleta les pages du carnet. Sur des feuilles de riz collé dans le carnet, des mots étaient soulignés et les notes de Vayer les expliquaient dessous. Des noms défilaient, ceux de ses ancêtres, d'autres non. Dameth,Ushunshor ,Ysyssean ,Eshsor Anurosh. Des familles, des créatures, dont certaines qui lui étaient inconnues, comme ces étranges Asheses, notés comme étant « des génies du feu des art ». Des références tout aussi incompréhensibles; amagie Alamaneska, teroyanet, runes. Teneka buta sur se mot et lut.

Pas un simple langage, plus vieux, peux servir de catalyseur, de barrage ou de vanne à ce qu'on dit. Marche avec n'importe qui. Effet parfois invisible. A manipuler avec attention, semblerait qu'Anurosh ai mené des recherches et écrit quelque chose à leur propos. Recherche en cours, dures mais à ne pas sous estimer.

*****************

Teneka referma le carnet, le pris sous le bras et se rendit là ou il aurait dû aller depuis trop longtemps déjà.
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MessageSujet: Re: Le récit de sire Teneka Ydrael   Mar 27 Oct - 21:52

Chapitre 4 la floraison d'une tragédie

Le portier ce grattait la tête, cela faisait longtemps que personne n'était allé voir sa maitresse. Il avait négligé son devoir tellement ses journées étaient calmes. Alors quand un visiteur arriva, il sursauta sur ses pieds.
_ Halte, qui n'as pas été mandé ou n'est pas un intime de dame Gywel n'as pas la permission d'entrer, réussi il à baragouiner.
L'homme encapuchonné émis un sifflement de mépris.
_Si je ne remplissais pas l'une de de ses conditions, je ne serais pas ici. De toute manière, si je vous disais qui je suis, vous ne me laisseriez pas entrer. Je viens récupérer quelque chose qui m'appartient et ce n'est pas un portier qui m'empêchera de le faire.
Avant que le portier n'ait pût répondre, sur sa gorge c'était dessiné un croissant écarlate.

L'homme écarta du pied le corps du portier et essuya sa dague sur les tentures du couloirs. Il poussa les lourd battant de la porte entrant dans une chambre cossue. Il n'existe nul mot pour décrire les sentiments qui étaient ceux de l'homme en ce moment. Ni dégout, ni amour, pas même une froideur morbide. Il aurait fallut inventer un nouveau mot pour cette émotion. La pièce était meublé d'une cheminée, d'un lit à baldaquin, d'un portrait de la propriétaire et son modèle. Quand elle aperçue le visiteur, elle lâcha un petit cri de surprise; mais quand il découvrit son visage, elle hurla presque. L'homme eu un sourire malsain entre ses dents veinées.
_Je vois que tu n'as pas oublié mon visage, ma belle Lyca. J'ai appris beaucoup de choses à ton sujet, mais je ne viens pas pour cela. Je viens récupérer mon instrument.
Le ton de Teneka était sec et mordant comme le givre de cendreterre. Lyca ne pût s'empêcher d'être terrifiée par les yeux extrêmement enfoncés et le teint pâle de son ancien amant. Mais quand elle regarda au fond de ses yeux, un sourire imperceptible se dessina sur ses lèvres. Elle se déplaça avec sa grâce naturelle et alla ramasser un étui dans le coin de la pièce. Elle alla s'assoir sur le lit, dénoua ses cheveux et sortit le violon à deux cordes de Teneka. Se dernier fît un pas en le voyant dans ses mains, comme si elle tenait son propre enfant. Elle lui jeta un regard charmeur et lui sourit.
_Il c'est passé de nombreuses choses durant ton absence. Veux tu...
_Je me fiche de tout cela, rend moi mon instrument.
Elle lui intima de venir la rejoindre sur le lit, il s'exécuta et elle murmura, la bouche contre son oreille.
_Je te le donnerais si tu t'abandonne à moi.
Ses lèvres chaudes avait prononcées ces mots comme si elle venait de croquer un fruit juteux. Bien que Teneka employa le cœur gelé, la glace qui recouvrait ses sentiments se veina de brisures. Il tourna la tête, et ses yeux rencontrèrent l'éclat de leur semblables. Ses douces pupilles d'un rouge virant à l'ocre firent tomber sa raison en lambeaux. Il n'y avait plus que deux lèvres fines et rosées, une peau comme une pellicule liquide, des pommettes fines, des cheveux bouclés d'un brun d'érable. Ses lèvres rencontrèrent les siennes, et leur paupières restèrent closes durant cette étreinte. Les doigts du baron redessinaient chaque contour du visage de la duchesse, s'arrêtant sur les moindres détails. Il voulait l'appendre, il voulait la savoir, il voulait la posséder. Après se long baisé, la duchesse se dégagea lentement. Elle s'allongea sur le lit et passa une main dans l'ouverture de sa robe. Délicatement, elle laissa entrevoir son corset en se mordillant les lèvres d'un air mutin et désireux. Teneka considéra gravement la beauté qui se tenait à sa porté
_Est-ce là une conduite digne d'une fiancée ?
Le visage parfait de Lyca se déforma en une expression de terreur et de surprise. Le baron souris et posa un doigt sur ses lèvres.
_Je sais tout mon amour. C'est Aldecer. Je suis heureux que vous ayez enfin pût vous avouer votre amour mutuel, et cela malgré vos différence de rang. C'était vraiment un homme de bien...
L'expression de la duchesse devint encore plus livide au fur et à mesure que Teneka parlais.
_Mais tu es assez intelligente pour comprendre que je ne pouvais pas t'aimer et me venger à la fois. Quelle heureuse surprise, nous sommes tous deux libérés de l'amour par la fatalité. Voyez ma douce, rien ne se place plus entre nous désormais.
Le grand sourire du Baron s'élargit, encore quand il se pencha sur le corps de la duchesse. Il semblait jubiler face à sa terreur.
_J'ai tué ton portier. Maintenant tu as le choix, soit tu te donne à moi...
Son sourire devint carnassier
_Soit je m'en charge.

_Teneka, réveille toi.
La voix flutée de Lyca sonna comme une invitation. Il ouvrit les paupières et se réveilla sous une cascade fauve. Deux disques écarlates le fixaient. Elle portait une chemise de nuit diaphane, laissant apparaitre ses courbes gracieuses. Les arabesques de ses boucles encadraient son sourire et prolongeaient sa nuit. Teneka déposa un doux baiser sur le cou de la duchesse. Il la sentit sa peau frémir au contact de ses lèvres. Elle s'écarta encore plus lentement. Ses yeux étaient froid comme l'acier malgré son sourire toujours présent.
_Tu aurais été un amant formidable si tu n'avais pas été fou à lier.
Teneka réalisa soudain dans quel état il se trouvait. Ses bras avaient été attaché grossièrement au extrémités du lit. Il se débattit férocement, mais s'assagit quand il vit ce que Lyca tenait en main. D'un geste vif et d'un regard froid, elle arracha une plainte vive au violon. Chaque note fût un calvaire pour le baron, et quand elle eu finis; il ne pût rien faire d'autre que s'affaisser. Elle s'approcha de lui et lui prit le menton.
_Pourquoi as tu tué celui que j'aimais ?
Le baron jeta un regard noir à la duchesse
_Parce que tu à fait la même chose non ?
Une expression d'horreur ce peignit sur son visage. Elle lâcha le baron et alla s'asseoir sur une chaise. Au bout d'une minute elle se releva en hurlant.
_C'est impossible, c'est faux !
Tout alla très vite. Elle jeta le violon dans les flamme de la cheminée. L'assassin sur le coup de la peur, brisa les barreaux du lit ou il état attaché et tenta de récupérer son instrument. Les flammes suralimentés par les cordes, le bois et l'instrument lui même léchèrent les poignets du baron alors qu'il tenta de sauver son violon. La duchesse tenta de l'en empêcher; il tourna sur lui même, marcha sur la robe, et Lyca tomba dans la fournaise. Teneka fût horrifié, et, comme tout homme horrifié, s'enfuit en courant.


Et je suis là désormais, je vais participé à je ne sais qu'elle sanglante bataille, j'ai toujours le carnet de mon père, mais j'ai perdu l'esprit et l'envie de vivre. Me voilà sans instrument, sans rôle ni inspiration. Nous verrons bien ce que de nouveau meurtre me rapporterons...
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MessageSujet: Re: Le récit de sire Teneka Ydrael   Mer 3 Fév - 16:24

voici la version (romancée) du Gn, si certain se sentent laisés (ou pas concerné) mpez moi ^^

Chapitre 5, Conflit au comté de Wermak.


L'aube était pourpre, rude oracle pour une journée de guerre. Un envoyé de Galrath, chef du clan du sud, m'avais mandaté de ses simples mots et d'une bourse rebondie : « Nous menons une vendetta contre le clan du nord, et nous recherchons des lames pour nous aider. ». J'avais accepté. La brume au dessus du pont me fît rire. Comme si un filet de nuage pouvais masquer notre point de rendez vous... Peut à peu arrivèrent les autres combattant ; un grand guerrier vêtu de vert, répondant au nom d'Hicarit, un certain Joya, semblant être le chef, et un certain Varg, adopté par le clan du sud. Nous fûmes bientôt rejoins par une milice envoyé par le duc de cadwalon, soit disant pour signer des traités. Ils étaient trois, Hephais, Milamber et Leonard. Leur face montraient qu'ils étaient des vétérans, mais aussi des diplomates. Personnellement, je n'aimais aucun membre de se groupe. J'eus la confirmation de mes sentiments dans ce qui suivit. Alors que le groupe se rendait en hauteur, nous rencontrâmes un moine. Personnellement, je n'aime pas les gens du culte; ils sont bornés et stoïques. Alors quand Hicarit proposa de le tuer, je ne m'y opposais pas, malgré son hypocrisie apparente. La milice, elle, tenta de le sauver. Bien qu'elle eu fait preuve d'arguments intéressant, le moine est désormais mort. Mais ce qui me chagrina; c'était le feu que je vis en contrebas. Comme s'il pensait comme moi, Joya m'envoya en éclaireur dans leur direction. Par la faute d'un arbre mal placé, je ne vis pas les membres du clan du nord, qui venaient à peine de déguerpir. En revenant, je retrouvais mes compagnons en discussion avec un mercenaire. Je n'aimais pas cet homme; et il me déplut encore quand il nous quitta. Peu après, le groupe se concerta sur l'embuscade qu'il allait tendre au clan du nord. Nous nous plaçâmes silencieusement derrière les fourrés et attendîmes que nos adversaires arrivent. Pendant que nous patientions, je fût saisi d'effroi. Un homme squelettique, torse nu et encapuchonné apparût sur le haut de la cuvette. Il me parût l'allure d'un cabaliste, ou d'un chaman. S'il n'était pas seul, notre groupe réduit aurais à souffrir de sa puissance. Mais il disparut aussi rapidement que nous l'avions vu apparaître. Je me concentrais de nouveau sur le moment présent et empoignait un peu plus mon épée. J'avais eu du mal à me procurer un armement de qualités; surtout que ma nouvelle drogue m'avais couté assez cher. L'idée de décupler ma résistance tout en gardant les idées claire m'avais plût, surtout que j'avais autre chose à faire que de me recoudre. La petite fiole contenant le liquide verdâtre me rassura. Je fît un rapide tour de mes effets personnels. Un sac de toile contenant la fiole de drogue, un cake d'Oshur et le carnet de Vayer ; mon épée,ma bourse, une targe et mes vêtements. Je me serais rendu compte de ma déchéance si je n'avais pas été surpris par le cri d'attaque. Je surgissais des fourrés et fonçait sur mon adversaire. L'impact des lames ne me permit pas de détailler son habillement ou même son habileté. Aidé par ma targe, je le défît, mais le temps que je m'écarte, un nouvel adversaire était déjà sur moi. Heureusement, les membres de la milice se révélèrent mieux entrainé que je ne l'imaginais et m'apportèrent une aide que j'aurais repoussé dans d'autre circonstances. Les blessés de l'autre camps s'enfuirent quand nous nous rendîmes comptent d'une chose, nous avions perdu Hicarit. Nous passâmes de l'autre coté de la cuvette, suivant le râle de notre compagnons. Nous le découvrîmes recouvert de sang et murmurant. Joya l'interrogeait quand soudain mes blessures se firent sentir. Elles étaient plus nombreuse que ce que je n'imaginais. Je m'écartais légèrement du groupe et ôtait le bouchon de ma fiole. Le liquide âpre descendit dans ma gorge avec douceur, malgré son goût infect. Après l'avoir remis sur pieds, nous prîmes le tend de bivouaquer. Bien entendu, sous l'effet de la drogue j'étais légèrement absent. Nous reprîmes notre route, mais les miliciens semblaient récalcitrant. Je ne prît pas garde mais la milice partie en éclaireur, je fût contrit d'être désigné pour aller les chercher. Dès lors que je parti à leur recherche je fût prit d'un sentiment étrange. En les découvrant en compagnie d'un homme aux côtes saillantes. Troublé par ce changement de situation, je m'approchais furtivement de ce petit groupe. Les voyants discuter je m'imaginais parlementaient encore. Je pestais contre leur satanée diplomatie. Il me remarquèrent, et je les rejoignis. L'homme qui les accompagnaient était celui que j'avais cru être un cabaliste. Je dégainais et le menaçait de mon épée.
_Quel est cet homme ?
Je n'eus pas le temps de voir les yeux ternes des miliciens qu'Hephais était déjà derrière moi. Je ne pouvais pas lutter. Dès lors, je compris le pouvoir de cet homme; il pouvait prendre le contrôle des gens affaiblies. Je me relevait malgré moi. J'avais beau user de toute ma volonté, je n'arrivais pas à me défaire de son emprise. Ma vision et mes sens s'embrouillèrent.... Il semblerait que nous soyons sous les ordre de cet homme infâme. Et si tout mon corps lui était dévoué, mon esprit et ma raison le maudissait. Je semblait être le seul qui ai conservé toute sa tête, car les autres parlaient peu et semblaient hagard . Je me servais de mes talents de comédiens pour masquer ma situation, mon corps possédé se chargeai du reste. Bientôt nous fûmes rejoins par de nombreux autres membres des groupes, souvent des éclaireurs ou des marginaux. Je notais deux choses, un homme en vert ne semblait pas aussi possédé que les autres et le nécromant tenait un grimoire d'où pulsait une froide magie. J'essayais de détailler l'endroit ou nous nous rendions quand nous fûmes attaquer. A ma grande surprise, le clan du sud et le clan du nord s'étaient allier pour nous affronter. D'une manière ou d'une autre, ils nous avaient remarqué. Le nécromant jeta le grimoire dans ma direction en me hurlant de le protéger. Alors que la bataille faisait rage autour, mon esprit était tout dans la contemplation du livre; qui; à peine avait il touché mes mains, avait cessé d'émaner ses sombres effluves. Rapidement, le nécromant se rendit compte que notre groupe réduit ne pouvais pas survivre face à l'alliance des deux groupes, et nous nous mîmes à fuir, alternant course et escarmouches. Jusqu'en au de la montagne, nous avions réussi à leur échapper, mais à cet endroit, nous avons dus nous battre corps et âme; excepté mon cas. Et dès lors qu'Hephais eux porté un dernier coups au nécromant, tout ceux qu'il avait possédé redevinrent normaux. Heureux, nous laissâmes là son cadavre et je gardais le grimoire avec moi, pour finalement l'oublier quand nous montâmes le campement. Cependant, quelque temps après, nous entendîmes des bruits de tambour, et nous retournâmes prés du cadavre du nécromant. Ce dernier c'était relevé, et dans un nuage de fumé, disparu.

_Bon débarras, lança Regin

Décider d'oublier ce retournement de situation nous festoyâmes, en nous remémorant ces batailles. Un guerrier du nom de Pwyll Lada nous rejoignit,je ne prît pas attention à lui, car mon estomac était ma seule préoccupation. Heureux et repus, nous campâmes dans le calme d'une nuit lunaire. Personnellement, je n'étais -à mon habitude- pas tranquille. Le fait d'être possédé m'avais bouleversé, et la disparition du nécromant me préoccupais. Je m'y connaissais assez en vengeance pour savoir qu'il n'en resterais pas à une défaite. J'étais encore éveillé quand un cri perça le silence de la nuit. L'attaque fût rapide, et je n'eut pas le temps de me relever que le grimoire et maxwell avaient disparus, et que certains de nos compagnons était au sol, ensanglantés. Il était trop tard pour le prendre en chasse, mais il ne perdait rien pour attendre.

Le lendemain, nous suivîmes les traces laissé dans la mousse. Le « chemin » avais beau être accidenté, nous avions soif de vengeance. Nous arrivâmes rapidement au château de wermak, étrangement muet. Heureusement, il ne le resta pas longtemps. Malheureusement, c'est un beuglement monstrueux qui en sortit. Une horrible créature; géante, ailé, griffue, ornés de bois de cerfs sur ses bras et ses jambes de telle manière qu'aucun coup de t'aille ne pouvait l'atteindre; une gueule asymétrique, aux dents biscornues; et sept yeux globuleux tout autour de sa tête, enfoncée dans un casque de fer. Comme si ça face horrible et sa monstrueuse masse ne suffisaient pas, le rire du nécromant nous ramena à la réalité. Ses serviteurs se dressèrent le long des murailles et nous chargèrent sans somation. Prît dans la mêlé nous fûmes rapidement séparés. Alors que je combattais un cadavre à moitié décomposé, je remarquais Regin qui escaladait la muraille en direction du nécromant. J'assenais une frappe qui trancha la tête du zombie quand je remarquait que la créature c'était dangereusement rapprochée de moi. Reprenant mes esprits, je la dévisageais, ou du moins essayait. Espérant réussir, je tentais un estoc au niveau de sa gorge. La créature balaya mon épée d'une main et me saisit de l'autre. Je ne dût mon salut qu'a l'intervention providentielle de Pwyll. Je me remerciais de n'avoir fais aucune remarque désobligeante quand à ce nouvel arrivant. Je le remerciais en pourfendant un mort qui tentait de l'attaquer par derrière. Je remarquais que nombre de mes alliés se trouvaient encerclés. J'aperçus un amas de rocher en équilibre, montait dessus et indiquant au autre de forcer sur les cotés. Les zombis ne remarquèrent pas la manœuvre et finirent écrasé alors que je courais vers la porte du château. Mon chemin fût barré par la créature, et j'eus le plus grand mal à esquiver son arme. Je tombais sur le dos et voyais Regin en plein combat avec le nécromant. Leur coups d'épée vif montraient leur talent, mais le nécromant avais l'avantage. Heureusement, mon arrivé avais permis à Eliathorn de s'engouffrer dans les ruines et de rejoindre la bataille par l'autre coté. Pris entre deux feu, le nécromant n'aurais aucune chance. Mais pendant que je m'extasiais, je ne vît pas la masse s'aplatir sur moi. Je crût ma dernière heure venue. Cependant, le bras de Léonard prolongea mon existence. Je lui hurlait ça stupidité, mais je vis qu'Hephais réussi ce que j'avais raté auparavant. Son épée se ficha dans les chair du monstre. La créature, prise de rage, gigota dans tout les sens, balaya l'alchimiste et manqua de me tuer. Pourtant, Hephais ne lâchait pas son arme. Bien entendu, il la lâcha à un moment. Je m'écartais de la mêlée et venais au secours de Wildon aux prises avec deux zombis. Puis, retournant à la charge du monstre, nous aperçûmes Hephais au sol, menacé par la masse. Heureusement, Milamber le protéga à temps de son bouclier qui se brisa net sous le poids de l'arme. Aramil et Hicarit arrivèrent lorsque nous déplacions les deux blessés. Vue leur faible gravité, nous laissâmes léonard s'en occuper. Alors qu'une des flèches d'Haglan me frôla pour aller se ficher dans le bras d'un mort vivant, je voyais le nécromant se battre à un contre deux. Je fût terrifié de voir qu'il réussissait à tenir tête à deux des meilleurs combattants du groupe. Alors que, d'un coup de pied, je dégageais un zombi, une idée de vint. Je m'approchais de l'archer, et, en le protégeant, zezafugen et moi; nous lui permîmes de tirer sur le nécromant. Touché, il hurla de douleur. Dans un mouvement de commun, la lame d'Eliathorn et de regin vinrent le frapper. Il tomba de la muraille dans un grand cri, lâchant son épée. Elle tournoya dans le ciel jusqu'à tomber dans la main d'Hephais.

_Retourne dans les ténèbres

La lame du nécromant s'enfonça dans les entrailles de son maitre. D'un puissant coups de hache, Hicarit tranchât à moitié la tête de la bête. Le soleil commença à décliner. Nous étions tous soulagé. Je m'asseyais pour reprendre mes forces, sur un caillou moelleux et froid... Je me relevais et découvrit le grimoire, encore pulsant de son énergie maléfique. Une onde de choc nous propulsa tous. La créature étêtée se releva en titubant, et le nécromant nous héla de ça vois rauque en saisissant l'épée dans sa poitrine.

_Les Ténèbres sont miennes.

Un à un, les zombis se relevèrent, nous étions dans une sale posture. Haglan tenta de saisir le grimoire, mais ses mains se flétrirent à son contact et il dû le lâcher. Le nécromant menaçait de pousser le milicien par dessus la falaise, et il n'y avait que moi et Aramil -quelle coïncidence- qui étaient restés en retrait. Me souvenant des événement d'hier,je bus le reste de ma fiole de drogue, et je courus jusqu'au grimoire. Le lames des morts coururent sur ma peau, mais la vitesse et l'état second me permirent de les occulter. Je saisis le grimoire à deux mains, et comme la veille, il cessa de propager ça terrible énergie. Cependant, s'il n'était plus qu'un simple livre, ses pouvoirs étaient encore bien présent. Réfléchissant à toute vitesse, je hélais Aramil. Sa dague vola dans ma direction, mais le grimoire bloqua la lame avec un champs de force. J'étais désespéré, rien ne semblait pouvoir toucher ce grimoire, malgré l'effet que j'avais sur lui. Pendant ce temps, Hephais et le nécromant se battaient furieusement, et ce n'est que grâce à un estoc de maitre que le milicien réussi à percer la défense et la chair de son adversaire. Il eut un petit rire.

_Les fidèles de la mort ne craignent les tourments de la chair.

Sur ces mots il l'embrocha. Le milicien ouvrit de grands yeux, et cracha du sang. Une tache rouge se dessina sur ses vétements. Le rire du nécromant se fît plus fort. Il monta de sa gorge, puissant, jouissant de sa force; et se bloqua dans sa gorge. Il commença à trembler, ses yeux s'injéctérent de sang et de la bave coula de ses lèvres. J'appuyais un peu plus le grimoire contre la lame, pointant hors du corps du milicien. Se dernier, dans un élan de force, arrachant son épée du corps épileptique, lui porta un coups puissant qui le fît perdre l'équilibre. Dans un dernier râle, il tomba de la falaise; et je lâchais le grimoire. Les créatures retournèrent à leur immobilité, et le grimoire se disloqua entre mes mains. Grâce au concours des différents membres du groupe, hephais survécu à sa blessure. Et nous pûmes prendre le temps d'organiser un banquet, signant la paix entre les deux clans, et un traité de contact avec cadwalon. Nous étions heureux, et j'oubliais même, pendant un instant, combien ma vie était sombre et les motivations qui m'avaient poussées ici..
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